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23/03/2009

Coup d’épée dans l’eau pour les Mousquetaires

 

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C’était la grande idée de la Fédération française de tennis pour 2009. Comparer les quatre jeunes perles du tennis français, Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Gaël Monfils et Gilles Simon aux illustres mousquetaires de la fin des années 1920. Mais pour l’instant, en guise de roman d’aventure, les fans de tennis ont droit à des prestations aventureuses.

Le tournoi d’Indian Wells qui s’est achevé ce dimanche par la victoire de Rafael Nadal a eu le mérite de refléter tout à fait la physionomie du début de saison. Un numéro un mondial déjà en forme, un Andy Murray tonitruant, un Federer de plus en plus friable et des Français hors du coup. Aucun tricolore n’a franchi le 3e tour du tournoi californien, laissant les pointures du circuit mondial se disputer la victoire. Il y a quelques mois pourtant, les tennismen français jouaient les trouble-fête et s’invitaient régulièrement dans le dernier carré des grands tournois ATP.

Plus symbolique encore, la dream team de coupe Davis composée des quatre mousquetaires a été éliminée dès le premier tour de la compétition après une défaite 3-2 en République Tchèque. Une mésaventure pas vraiment inédite dans l’histoire du tennis français, qui a connu autant de réussites que d’échecs dans cette compétition. Sauf que cette fois, la feuille de match composée de Simon, Gasquet, Tsonga et Llodra suffisait a priori à mettre la France à l’abri d’une élimination précoce. C’est du moins ce que l’on croyait. Après la victoire de Tsonga sur Stepanek (7-5, 6-2, 7-6 ) la France était même revenue à égalité 1-1. A la plus grande joie des quatre fleuretistes à raquette (voir vidéo).

«On avait une équipe très forte sur le papier, mais on avait une équipe qui avait un peu un comportement de juniors de Coupe Davis» déplorait même Patrice Dominguez, le directeur national du tennis Français. Car à l’image de la contre performance de Gilles Simon, les jeunes premiers connaissent aujourd’hui un retour de bâton presque aussi violent que leur rapide ascension.

Simon, le symbole


Après une saison aussi faste que surprenante en 2008, Gilles Simon avait plus à perdre qu’à gagner en 2009. Il a d’abord gagné, comme l’atteste son beau parcours à l’open d’Australie (1/4 de finale) . Il a ensuite égaré un peu de son jeu. A Marseille, à Dubaï, à Ostrava pour la coupe Davis ou à Indian Wells, le tennis du numéro 8 mondial a perdu, de son propre aveu, un peu de son âme. «Dans l'ensemble, j'ai joué plutôt à un bon niveau, mais j'aurais préféré jouer 15/2 et gagner le match» déclarait-il après sa deuxième défaite en coupe Davis.

Si les quatre mousquetaires ne brillent pas à l’unisson, leur bonne étoile de 2008 pâlit simultanément. A tel point que d’autres mousquetaires pas invités à la fête tirent eux aussi leur épingle du jeu en ce début de saison. Jérémy Chardy a ainsi accompagné les quatre mousquetaires jusqu’au bout de leur aventure californienne à Indian Wells. Mikaël Llodra quant à lui, s’est hissé jusqu’à la finale de l’open de Marseille. Il y avait été battu par Jo-Wilfried Tsonga. Signe que les quatre mousquetaires ne sont peut-être pas tout à fait prêts à ouvrir leur cercle de fines lames à des intrus.

En attendant, leur histoire continue de faire recette. Le 11 avril Canal + diffusera la deuxième partie de son documentaire "les quatre mousquetaires" qui croise les destins des quatre joueurs pendant toute la saison.

Jean-Baptiste Renaud

17:16 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

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