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26/11/2009

La vrai non-candidature de DSK

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Dominique Strauss-Kahn se dit très loin des préoccupations partisanes françaises. Le directeur général du Fonds monétaire international soigne pourtant minutieusement ses apparitions médiatiques, de passage en France.

«Ce n’est pas mon sujet». Il le répète invariablement, La présidentielle de 2012 ne fait pas partie de ses préoccupations. Dominque Strauss-Kahn était sur le plateau du grand journal mercredi, oui mais seulement en tant que directeur du Fonds monétaire international (FMI). La crise internationale, les actifs des banques, il en parle sans problème. Mais dès qu’il s’agit de politique intérieure, DSK sort la carte du devoir de réserve qui incombe à sa fonction. «Vous avez des gens qui passent leur vie à vivre dans le passé» ou «dans l'avenir, moi, je vis dans le présent». Pourtant, la question est sur toutes les lèvres. DSK prépare t’il son grand retour pour la présidentielle de 2012 ?

L’appartition télévisuelle de DSK intervient dans le cadre d’un plan médiatique bien ficelé. Une Interview dans le figaro mardi, avec révélation sur les pertes non dévoilées des banques européennes. Une Emission grand public mercredi sur canal plus qui oscille entre showbiz et politique. Et Laurent Fabius d’ajouter le même jour sur Lci: «il fait partie des quelques personnalités socialistes qui ont les épaules pour être président de la République».

 



Si loin des préoccupations franco-françaises ? le directeur du FMI s’attache pourtant à soigner ses apparitions en terre natale et à se rappeler aux bons souvenirs de ses concitoyens. A droite, on se garde bien de critiquer une des personnlités de gauche préférées des Français. Dans un sondage CSA pour LCP de novembre, Dominique Strauss-Khan est même donné gagnant à 51% des voix contre Nicolas Sarkozy en 2012. Il faut croire que «l’éléphant du PS» a la peau dure. Le scandale concernant ses relations extra conjugales d’août 2008 n’aura pas trop égratigné son potentiel politique.

A gauche le retour de DSK fait grincer des dents. En effet, dans une étude d’OpinionWay paru dans Le Figaro et LCI (lien PDF), le directeur général du FMI ferait un bon candidat à l'élection présidentielle de 2012 pour 52% des Français devant Ségolène Royal (22%). Surtout, son éventuelle candidature pose de nombreuses questions au sein du parti. François Hollande se prononce par exemple pour des primaires dès la fin 2011. Une date problématique pour DSK, son mandat se terminant en décembre de cette même année.

 



Mais la plus grande des questions restent encore l’aura qui entoure le directeur général du FMI. La crise économique l’a propulsé sur le devant de la scène internationale comme un médecin au chevet de l’économie, garant de l'orthodoxie capitaliste. Une position qui lui donne un sérieux avantage dans la course présidentielle de 2012. Une position qu’il doit au président Nicolas Sarkozy, qui avait appuyé sa candidature en 2007. Etrange coup de pouce de la part de son possible adversaire.

Claire Ricard

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