Avertir le modérateur

23/03/2009

Obama, un « pauvre ignorant » selon Chavez

« Il m’accuse d’exporter le terrorisme : le moins que je puisse dire est “Pauvre ignorant” ; il devrait lire et étudier davantage pour comprendre la réalité latino-américaine ». Hugo Chavez défraie une nouvelle fois la chronique par ses propos. Mais c’est la toute première fois qu’il s’attaque ainsi au président américain Barack Obama.

Le chef de l'État vénézuélien, leader bolivariste sud-américain, s'était jusqu'à présent montré discret vis-à-vis du nouveau locataire de la Maison Blanche. Il semblait attendre de voir agir Obama avant de prendre position.

Les relations entre Caracas et Washington sont tendues depuis septembre dernier, quand Chavez avait expulsé l'ambassadeur américain, provoquant ainsi le renvoi de l'ambassadeur vénézuélien de Washington.

« Quand j'ai vu Obama dire ce qu'il a dit, j'ai remis au placard la désigation [d'un nouvel ambassadeur], désormais j'attends », déclare Chavez. Il veut des preuves de bonne volonté de la part de son homologue.

 

Deux mois de retard

Photo Chavez-Obama.jpgLa violence des termes d’Hugo Chavez envers Barack Obama laisse pourtant perplexe. Si le président américain a bien accusé son confrère vénézuélien d’apporter une aide aux terroristes – et d’aider les guérilleros colombiens – l’interview a été donnée en janvier.

Samedi, Chavez prodiguait toujours des conseils au président américain : « Si tu as besoin d'un conseil, je te dirais de choisir le socialisme ».

Pourquoi une telle violence le lendemain ? L'approche du Sommet des Amériques sans doute. Du 16 au 19 avril, tous les États du continent américain, à l'exception de Cuba, se réuniront à Trinité-et-Tobago. Alors que neuf États d'Amérique Latine doivent tenir des élections en 2009, la tribune sera le lieu idéal pour Chavez de faire passer ses idées.

 

Isabelle Raynaud

Elections présidentielles en Macédoines : un scrutin crucial

1_224.jpgLe test est réussi pour les Macédoniens qui se sont rendu aux urnes ce dimanche pour les élections présidentielles et municipales. Des élections qui représentent une étape cruciale pour la démocratie du pays et son avenir au sein de l’Union Européenne.
Environ 1,8 million d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire un nouveau président pour un mandat de cinq ans.

Le candidat du parti au pouvoir en Macédoine Gjorgji Ivanov (lire sa fiche Wikipedia en anglais), arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle, affrontera au deuxième tour le 5 avril le représentant du principal parti de l'opposition, Ljubomir Frckoski (lire sa fiche Wikipedia en anglais) a annoncé lundi la commission électorale.

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans le pays pour éviter une répétition des violences qui avaient marqué les élections législatives en juin 2008, causant la mort d'une personne et en blessant plusieurs autres lors d'affrontements entre Albanais macédoniens. Afin  d’éviter également de nouvelles irrégularités lors des votes Plus de 500 observateurs étrangers et 7.000 observateurs locaux supervisaient le scrutin. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), devait donner lundi en début d'après-midi son évaluation de la manière dont s'est tenu ce premier tour.






Le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, a estimé début mars que ces élections constitueraient un "moment de vérité" pour la Macédoine, qui aspire ardemment à engager les négociations d'adhésion à l'Union européenne, quatre ans après avoir obtenu le statut de candidat à l'UE.

« La Macédoine a organisé des élections justes et démocratiques, parmi les plus réussies, sans incidents ni violences », s'est félicité le Premier ministre macédonien Nikola Gruevski. « Nous avons montré que nous avions les capacités et la volonté politique d'organiser des élections calmes et de tracer notre chemin vers l'Europe » , a-t-il ajouté en souhaitant un deuxième tour également irréprochable.
Ce premier scrutin constituait un test crucial sur la capacité de la Macédoine à organiser des élections répondant aux critères internationaux. Car quatre ans après avoir obtenu le statut de candidat, Skopje s'impatiente de pouvoir entamer les négociations d'adhésion à l'UE. Et les violences entre mouvements albanais macédoniens rivaux enregistrés lors des élections législatives de l'année dernière avaient fait le plus mauvais effet auprès des Européens. La Macédoine avait évité de justesse la guerre civile en 2001 entre les Albanais, qui contestaient avec de plus en plus de virulence leur faible représentation, et les Macédoniens. Les accords de paix d'Ohrid, en août 2001, ont permis de ramener le calme en accordant davantage de droits, en particulier au niveau local, à la communauté albanaise, qui représente 25% de la population du pays.

___________________________________________________________________________________________________________________

La Macédoine en bref :
Superficie : 25.713 km2
Population : 2.022.547 habitants, dont 66 % de Slaves et 25 % d’Albanais
Capitale : Skopje (550.000 habitants)
Villes principales : Kumanovo, Bitola, Prilep, Tetovo, Gostivar, Ohrid
Religion (s) : orthodoxe, musulmane, catholique
PIB (2007) : 7,5 Md€
(France : 1.710 Md€ en 2005)
PIB par habitant (2007) : 2 600 €/hab
(France : 27.272 € en 2005)
Taux de croissance (2007) : 5,0 %
Taux de chômage (2007) : 36,0 %
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB
- agriculture : 13,2 %
- industrie : 29,1 %
- services : 57,7 %

Pour plus d'informations, lire la fiche complète de la Macédoine sur le site du Ministère des affaires étrangères et européennes

 

Navina Kaden

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu