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24/03/2009

Quand les cyclistes perdent les pédales

Ce sont des choses qui arrivent, même aux meilleurs. Lance Armstrong, l'illustre septuple vainqueur du Tour de France est tombé sur un os ! Le coureur américain, revenu à la compétition après trois ans et demi d'interruption, s'est en effet fracturé la clavicule hier en Espagne. Une chute qui le rend indisponible de cinq à six semaines, ce qui hypothèque ses chances de participer au Tour d'Italie. Mais pas au Tour de France. La grande boucle, qui recèle un bon nombre de chutes de grands champions, dont nous vous proposons un petit florilège.

Les chutes à travers champs

Oscar Pereiro Sio (ESP/Caisse d’Epargne), chute le 20 juillet 2008 lors de la 15e étape entre Embrun et Prato Nevoso. Dans la descente du col Agnel, le coureur espagnol heurte la barrière de sécurité et tombe sur la route en contrebas. Blessé sérieusement, il abandonne la course.


Joseba Beloki (ESP/Once) et Lance Armstrong (USA/Us Postal), Tour de France 2003, chute le 14 juillet dans l'étape reliant Bourg-d’Oisans à Gap. Un moment mythique de la grande boucle.



Les chutes sous pression

Djamolidine Abdoujaparov (OUZ/Carrera), chute le 28 juillet 1991, le jour de la dernière étape sur les Champs-Elysées.

Lance Armstrong (USA/US Postal) chute le 21 juillet 2003 lors de la 15e étape entre Bagnères-de-Bigorre et Luz-Ardiden. Dans la dernière ascension, Armstrong contre une attaque de Mayo et file vers la victoire d'étape lorsqu'il chute, accroché par le sac d'un enfant.


Les chutes canines

Sandy Casar (FRA/Française des Jeux), chute le 27 juillet 2007 lors de la 18e étape entre Cahors et Angoulême. L’histoire se terminera bien, puisque le coureur français remportera l’étape.

Marcus Burghardt (ALL/T-Mobile), chute le 17 juillet 2007 entre Val-d’Isère et Briançon.

La chute derrière le décor

Rik Verbrugghe (BEL/Cofidis), chute sur la 16e étape du Tour de France 2006 entre Montélimar et Gap. (En rose, Matthias Kessler, coureur allemand de la T-Mobile)

Les chutes glissantes

Jan Ullrich (ALL/Team Bianchi), chute sur le Tour de France 2003, le 26 juillet entre Pornic et Nantes.



Vladimir Gusev (RUS/Discovery Channel) chute sur le Tour de France 2007. Attention la marche...


La chute tout seul

Denis Menchov (RUS/Rabobank), chute le 20 juillet 2008, lors de la 15e étape entre Embrun et Prato Nevoso (la même qu'Oscar Pereiro).

That's all falls !

Benjamin Smadja

23/03/2009

Coup d’épée dans l’eau pour les Mousquetaires

 

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C’était la grande idée de la Fédération française de tennis pour 2009. Comparer les quatre jeunes perles du tennis français, Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Gaël Monfils et Gilles Simon aux illustres mousquetaires de la fin des années 1920. Mais pour l’instant, en guise de roman d’aventure, les fans de tennis ont droit à des prestations aventureuses.

Le tournoi d’Indian Wells qui s’est achevé ce dimanche par la victoire de Rafael Nadal a eu le mérite de refléter tout à fait la physionomie du début de saison. Un numéro un mondial déjà en forme, un Andy Murray tonitruant, un Federer de plus en plus friable et des Français hors du coup. Aucun tricolore n’a franchi le 3e tour du tournoi californien, laissant les pointures du circuit mondial se disputer la victoire. Il y a quelques mois pourtant, les tennismen français jouaient les trouble-fête et s’invitaient régulièrement dans le dernier carré des grands tournois ATP.

Plus symbolique encore, la dream team de coupe Davis composée des quatre mousquetaires a été éliminée dès le premier tour de la compétition après une défaite 3-2 en République Tchèque. Une mésaventure pas vraiment inédite dans l’histoire du tennis français, qui a connu autant de réussites que d’échecs dans cette compétition. Sauf que cette fois, la feuille de match composée de Simon, Gasquet, Tsonga et Llodra suffisait a priori à mettre la France à l’abri d’une élimination précoce. C’est du moins ce que l’on croyait. Après la victoire de Tsonga sur Stepanek (7-5, 6-2, 7-6 ) la France était même revenue à égalité 1-1. A la plus grande joie des quatre fleuretistes à raquette (voir vidéo).

«On avait une équipe très forte sur le papier, mais on avait une équipe qui avait un peu un comportement de juniors de Coupe Davis» déplorait même Patrice Dominguez, le directeur national du tennis Français. Car à l’image de la contre performance de Gilles Simon, les jeunes premiers connaissent aujourd’hui un retour de bâton presque aussi violent que leur rapide ascension.

Simon, le symbole


Après une saison aussi faste que surprenante en 2008, Gilles Simon avait plus à perdre qu’à gagner en 2009. Il a d’abord gagné, comme l’atteste son beau parcours à l’open d’Australie (1/4 de finale) . Il a ensuite égaré un peu de son jeu. A Marseille, à Dubaï, à Ostrava pour la coupe Davis ou à Indian Wells, le tennis du numéro 8 mondial a perdu, de son propre aveu, un peu de son âme. «Dans l'ensemble, j'ai joué plutôt à un bon niveau, mais j'aurais préféré jouer 15/2 et gagner le match» déclarait-il après sa deuxième défaite en coupe Davis.

Si les quatre mousquetaires ne brillent pas à l’unisson, leur bonne étoile de 2008 pâlit simultanément. A tel point que d’autres mousquetaires pas invités à la fête tirent eux aussi leur épingle du jeu en ce début de saison. Jérémy Chardy a ainsi accompagné les quatre mousquetaires jusqu’au bout de leur aventure californienne à Indian Wells. Mikaël Llodra quant à lui, s’est hissé jusqu’à la finale de l’open de Marseille. Il y avait été battu par Jo-Wilfried Tsonga. Signe que les quatre mousquetaires ne sont peut-être pas tout à fait prêts à ouvrir leur cercle de fines lames à des intrus.

En attendant, leur histoire continue de faire recette. Le 11 avril Canal + diffusera la deuxième partie de son documentaire "les quatre mousquetaires" qui croise les destins des quatre joueurs pendant toute la saison.

Jean-Baptiste Renaud

17:16 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

Qualifs et calices

La France et la Lituanie s’affronteront les 28 mars et 1er avril prochains. Une double confrontation capitale en vue de la qualification pour la Coupe du monde 2010, qui aura lieu en Afrique du Sud. Avec quatre points en trois matches, les hommes de Raymond Domenech doivent absolument s’imposer face aux Lituaniens pour refaire leur retard. À quitte ou double, un exercice auquel les Bleus sont habitués. Rétrospective de trente ans de délivrances… et de catastrophes.

Éliminatoires de la Coupe du monde 1978, déjà les Bulgares…

9 octobre 1976, Sofia (Bulgarie). Après avoir mené de deux buts, la France se fait rejoindre au score. Et la catastrophe n’est pas passée loin, la faute à un penalty sifflé par l’arbitre écossais Ian Foote à quelques minutes de la fin de la rencontre. Une décision qui a provoqué la rage de l’inépuisable commentateur Thierry Roland.

16 novembre 1977, Paris (France). Au match retour, la France ne tremble pas et vient à bout de la Bulgarie, sur le score de 3 buts à 1. Onze ans que les Bleus ne s’étaient pas qualifiés pour un Mondial. Ça méritait bien un tour d’honneur. En larmes, le sélectionneur de l’époque Michel Hidalgo, est porté en triomphe par ses joueurs.

Éliminatoires du Championnat d’Europe 1980, par ici la sortie

Barrée par la Tchécoslovaquie, l’équipe de France n’ira pas en Italie.

Éliminatoires de la Coupe du monde 1982, « oui Michel !! »

18 novembre 1981, Paris (France). Le match face aux Pays-Bas restera gravé dans les mémoires. Les Bleus, emmenés par Michel Platini doivent absolument battre la grande équipe des Oranje, qui reste sur deux finales de Coupe du monde (1974, 1978). La délivrance viendra une nouvelle fois du génial numéro 10, et d’un coup franc dont il a le secret.

Didier Six achèvera le succès tricolore (2-0). La France est qualifiée pour le Mundial espagnol. Champagne !

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Éliminatoires du Championnat d’Europe 1984

La France, qui organise le tournoi, est qualifiée d’office. Elle remportera le titre, après sa victoire face à l’Espagne (2-0). Une finale marquée par la désormais célèbre « Arconada ».




Éliminatoires de la Coupe du monde 1986, ça déroule

par_9.jpgLa génération Platini se qualifie facilement pour le Mondial mexicain. On retiendra la victoire face à la Yougoslavie (2-0). Juste avant la rencontre, Platini annonce qu'il va marquer.... Et dès la 2e minute, il transforme un coup franc, encore un !

 

 

 



Éliminatoires du Championnat d’Europe 1988, dur à l’Est

La France se retrouve dans la même poule qualificative que la RFA et l’URSS. Face à ces deux poids lourds, les Bleus ne font pas le poids. Ils ne défendront pas leur titre de champions d’Europe.

Éliminatoires de la Coupe du monde 1990, forza Chypre !

Devancée d’un point par l’Ecosse au classement final, la France ne participera pas à la Coupe du monde, organisée en Italie. Le gros regret – et navet - de cette campagne reste le match nul concédé à Nicosie face à Chypre le 22 octobre 1988.
La une de l’Equipe du lendemain :

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Éliminatoires du Championnat d’Europe 1992, « bin quoi ? »

Les Bleus réalisent un grand chelem, avec huit victoires en autant de rencontres. Avec, au passage, un beau succès face à l’Espagne (3-1). Le public du Parc des Princes a pu notamment apprécier la « papinade » de JPP.



Éliminatoires de la Coupe du monde 1994, un drame en deux actes

13 octobre 1993, Paris (France). Une victoire, et l’équipe de France obtient son billet pour le Mondial américain. Face au petit poucet israélien, l’affaire semble dans le sac. D’autant que les tricolores mènent 2 buts à 1 à quelques minutes du coup de sifflet final. Mais Berkovic, entré quelques secondes plus tôt, remet les deux équipes à égalité. Avant que Reouven Atar ne crucifie les Bleus, pour le plus grand bonheur des commentateurs israéliens.


Néanmoins, cette confrontation avec Israël aura eu le mérite de développer la créativité des titreurs de L’Equipe de l’époque.

Le 13 octobre…

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Le 14…
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…Et mention spéciale pour celle du 15 !
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17 novembre 1993, Paris (France). Le cauchemar. Le match qui a sapé la carrière de David Ginola chez les Bleus (tout comme celle de Reynald Pedros après son tir au but manqué face à la République Tchèque en demi-finale de l’Euro 96). Après sa défaite face à Israël, l’équation est simple pour l’équipe de France : elle n’a besoin que d’un match nul pour se qualifier. Un scénario gâché par l’attaquant bulgare Emil Kostadinov à dix secondes de la fin.

Au même titre qu’un « Pour l’éternité » le 13 juillet 1998, la une de l’Equipe du lendemain de cette catastrophe est restée célèbre :

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Éliminatoires du Championnat d’Europe 1996, le rachat

L’équipe de France parviendra difficilement à se qualifier pour l’Euro anglais. C’est lors de cette campagne qu’elle bat le record de la victoire la plus large de son histoire. Le 6 septembre 1995 à Auxerre, les Bleus atomisent l’Azerbaïdjan (10-0). Desailly, Djorkaeff, Guérin, Pedros, Lebœuf, Dugarry et Zidane font trembler les filets azéris, avant que l’idole locale, Christophe Cocard, ne parachève le feu d’artifice tricolore.


Éliminatoires de la Coupe du monde 1998

Cinquante ans après, la France organise de nouveau le Mondial. Elle est qualifiée d’office. On connaît la suite…

Éliminatoires du Championnat d’Europe 2000, à deux doigts de la Bérézina

9 octobre 1999, Saint-Denis (France). Tout se joue sur le dernier match. La France n’a pas son destin entre les mains au moment d’affronter l’Islande au Stade de France. Sa qualification pour l’Euro 2000 dépend du résultat des Russes, qui jouent face à l’Ukraine. Tenue en échec, la France parvient à reprendre définitivement l’avantage grâce à un but de David Trezeguet à la 71e minute. Dans le même temps, la Russie mène devant l’Ukraine, ce qui place la France en position de barragiste. Mais dans les ultimes secondes, l’Ukraine égalise (grâce à une bourde du gardien russe), et envoie donc directement la France aux Pays-Bas et en Belgique. Le but casquette ukrainien qui qualifia la France:



Éliminatoires de la Coupe du monde 2002

Tenante du titre, la France est qualifiée d’office. On connaît douloureusement la suite…

Éliminatoires du Championnat d’Europe 2004, bis repetita

La France, emmenée par Zidane, réalise de nouveau le grand chelem dans ces qualifications, avec huit victoires en huit matches.

Éliminatoires de la Coupe du monde 2006, la main sur le coeur

12 octobre 2005, Dublin (Eire). Champions des 0-0 au Stade de France (face à Israël, la Suisse et l’Eire), les Bleus sont en grande difficulté au moment d’affronter l’Eire à l’extérieur, pour le dernier match des qualifications du Mondial allemand. La délivrance vient finalement du serial buteur, Thierry Henry, pour le plus grand plaisir d’un autre Thierry…


La Marseillaise de ce match a également fait couler beaucoup d’encre. La faute à un canular de l’humoriste Gérald Dahan.

 



Éliminatoires du Championnat d’Europe 2008, merci la Géorgie !

17 octobre 2007, Nantes (France). Durant ces qualifications, la France a connu par deux fois la douche écossaise (0-1 à Glasgow puis au Parc des Princes), mais elle obtient un coup de pouce du destin. La Géorgie parvient à battre les Écossais chez elle (2-0). Si la France vient à bout de la Lituanie, elle reprend la tête de son groupe. La victoire ne se dessinera que dans les dix dernières minutes, grâce à un doublé de Thierry Henry (2-0). L’attaquant marque au passage son 43e but en sélection, faisant ainsi tomber le record détenu jusque là par Michel Platini.

Benjamin Smadja

 

 

 

16:23 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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