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26/11/2009

Les smartphones boostent le marché du mobile

La crise est finie pour les fabricants de téléphones portables. Après avoir connu un recul au cours de la première moitié de l'année 2009, le marché du mobile connaît actuellement un regain de forme, dopé par le juteux succès des smartphones.


Cette année, la hotte du père Noël pourrait bien être moins encombrante que les années précédentes. Même si les écrans plats et les ordinateurs portables restent des valeurs sûres dans les prévisions d’achats des Français, le véritable cadeau star de cette année pourrait bien être le smartphone. À la fois téléphone, terminal Internet, lecteur MP3 ou encore console de jeux, l’appareil est classé en septième position des prévisions de cadeaux de fin d’année établies par le cabinet d’études de marché GfK. Plus d’un million de ventes de smartphones sont ainsi attendues en France sur les seuls mois de novembre et de décembre, et le boum devrait se poursuivre en 2010, avec une progression des ventes de l’ordre de + 20 à 40 %.

Le succès rencontré par ces téléphones portables multimédias amène les constructeurs à sans cesse étendre et renouveler leur offre, avec surenchère de caractéristiques techniques. Dernière innovation en date, l’intégration dans le nouveau Satio de Sony Ericsson d’un appareil photo qui surclasse en qualité la plupart des compacts grand public. Pour le moment, c’est Nokia qui sort vainqueur de cette bataille des fabricants, même si Apple, boosté par le succès grand public de son iPhone, ou RIM, dont le Blackberry reste très apprécié des professionnels, grapillent rapidement des parts de marché.


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Mais l’autre grand enjeu de la guerre économique et technique qui s’annonce autour des smartphones tient à la mise en concurrence des différents systèmes d’exploitations. Windows Mobile, bien sûr, mais aussi le nouvel Android de Google, et bien sûr le système ultra-intuitif et populaire qui fait les beaux jours d’Apple. Véritable marché dans le marché, les applications payantes qui facilitent la vie des possesseurs de l’iPhone se comptent aujourd’hui en dizaines de milliers. Comme la firme à la pomme aime à le rappeler, « on trouve une application à peu près pour tout ». Pour jouer, pour s’informer, pour s’organiser, ou même pour se tenir informé en permanence de l’opinion de Jean-François Copé sur la vie politique française, les applications se collectionnent comme des petits gadgets colorés, à ranger comme on le souhaite sur l’interface. En avril 2009, Apple annonçait avoir dépassé le milliard de ventes d’applications. Cinq mois plus tard, ce chiffre avait déjà doublé.

Mathieu Derrien

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15:51 Publié dans High-Tech | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2009

Google Phone: une nouvelle bataille commence

 

Bureau de Google Phone 0.jpg

Alors que SFR a obtienu l’autorisation de commercialiser l’iPhone d’Apple dès le 8 avril, les deux fournisseurs téléphoniques déplacent cette concurrence sur le Google Phone. Deux jours après l’annonce par SFR du lancement le HTC Magic « G2 », second smartphone du constructeur taïwanais exploitant le système d’exploitation Google Android, Orange a débuté dès 12 mars la commercialisation du HTC Dream « G1 », premier smartphone sous Android.

Q : Qu’est-ce que c’est Google Phone ?

R : Le Google Phone est le premier téléphone mobile équipé du logiciel d’Android, le système d’exploitation de Google. Il est, comme iPhone d’Apple, conçus pour l’Internet mobile.

Le Google Phone sont équipés des services Google : son moteur de recherche, sa messagerie Gmail, son logiciel de cartographie Googlemaps, sons site de vidéo YouTube, ainsi que Android Market, la boutique d’applications de Google, l’équivalente d’AppStore chez Apple.

Q : C’est difficile de choisir entres le Google Phone et l’iPhone de l’Apple…

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R : Oui. Le système d’exploitation Android offre un lot de fonctionnalités utiles et faciles d’utilisation qui sont « concurrents », surtout dans ce printemps où la couleur blanche de THC Magic jouerait l'iPhone Killer. D'après un client qui a pu « touché le Google Phone » , celui-ce est « un peu trop clac clac ».

Selon Samuel Loiseau, un directeur marketing de SFR, il n'existe pas une concurrence sur le marché. Le HTC Magic cible les moins de 35 ans qui passent tout leur temps sur Internet, qui sont de gros utilisateurs de Facebook et de YouTube. L'iPhone a un public plus large, il vise tous ceux qui ont un iPod, qui aiment l'univers Apple. Mais cette déclaration ne peut pas répondre aux questions qu'ont posé quelques commentaires : l'objectif de Google n'est-il pas de résoudre ses problèmes - introduire plus de personne dans son pub?

Q : Quelles sont les différences entre le G1 d’Orange et le G2 de SFR ?
R : Les deux modèles disposent tous d’un grand écran tactile de 3,2 pouces, d’une connectique 3G+, d’une puce GPS.
Le HTC Dream, le « G1 » attendu chez Orange, dispose d’un clavier mécanique, coulissant sous l’écran.
Le HTC Magic, le « G2 » de SFR dispose quand à lui de la toute dernière version de Google Android, mais Orange proposerait à ses clients une mise à jour du logiciel dans les toutes prochaines semaines.
Le G1 d’Orange pèse près de 160 grammes contre 118,5 grammes pour le G2 de SFR. Mais la principale différence réside dans la taille de la mémoire ROM. Le G1 dispose de 256 Mo de ROM quand le G2 en a 512.

Vidéo: présentation du Google Phone THC Dream (G1) d'Orang

Vidéo: présentation du Google Phone THC Magic (G2) qu'attend SFR



Q : Les nouvelles technologies coûtent cher...
R : A la fin d'octobre 2008, le Google Phone a été vendu aux Etats-Unis à un prix inférieur à l'iPhone 3G: 179 dollars au lieu de 199. En France,  ces deux téléphones mobiles seront vendus au même prix, soit 99 euros chez SFR et Orange. Les forfaits du Google Phone devraient être comparables à ceux de l’iPhone : 41,90 euros par mois, pour une heure de communication vocale, des SMS illimités et l’accès à Internet sans fil illimité, via la 3G et le réseau Wi-Fi de SFR fort de 1,5 million points d’accès.

11:19 Publié dans High-Tech | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2009

Retour sur la folie netbook

amd_netbook.jpg En 2007, le constructeur d'ordinateur Asus lançait un ordinateur d'un nouveau genre : le Eee 701. Petit, léger, et surtout à 300€, ce premier « ultra-portable low-cost » a ouvert la voie à une nouvelle génération d'ordinateurs qui a progressivement envahi les rayons des magasins, les netbooks. L'année 2008 fut la consécration de ces modèles que toutes les marques se sont mises à décliner à leur sauce devant la rentabilité et la potentialité du marché. Plus de 100 modèles étaient ainsi recensés début 2009, en plus des populaires Asus Eee 901, Acer Aspire One et Dell Inspiron Mini. L'institut IDC estime que 30% des ordinateurs portables vendus en Europe l'année dernière étaient des netbooks. En octobre 2008, Asus annonçait quatre millions d'EeePc vendus dans le monde en un an, et une progression annuelle du chiffre de vente de la marque de 338%  rien qu'en France.


Pourquoi ça marche ?

Le succès de ces modèles réduits tient à une approche fondée sur l'usage réel et non la performance de l'informatique. Avec l'Eee PC, Asus a parié sur des clients intéressés par des machines simples et nomades, capables d'aller sur internet, d'envoyer des mails, d'écrire du texte, de regarder des DivX... Soit un outil à la croisée de la station de travail, du téléphone et du baladeur multimédia, qui conserve la souplesse d'un ordinateur : son clavier, son écran, sa possibilité d'installer des logiciels et de retrouver une interface internet comme à la maison.

Le fabricant chinois Lenovo vante les possibilités d'un netbook avec rien de moins qu'un court-métrage. Notez le coeur de cible publicitaire: l'étudiante lambda.

 

Attention, les netbooks ne sont clairement pas conçus pour être les ordinateurs principaux des utilisateurs, mais plutôt pour devenir le petit second capable de les suivre au travail, en amphi ou dans le train sans encombrement. D'où son prix, étudié pour ne pas être prohibitif alors que beaucoup de gens possèdent déjà un ordinateur. Mais, en contexte de crise, la promesse d'un ordinateur portable complet pour moins de 400€ a également séduit les budgets serrés.

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Et en plus, il rend sexy


Cette approche et les contraintes budgétaires du « low-cost » ont rapidement conduit à la standardisation du matériel utilisé : le processeur Intel Atom (spécialement conçu pour les Netbook, à la consommation électrique réduite), un écran 8, 9 ou 10 pouces (format A5), 512 ou 1024 Mo de mémoire vive, une carte Wifi de base, un disque dur de 160Go ou des cartes de stockage SSD de type flash de 4, 8, 16 ou 20Go. Des spécifications qui n'ont rien à voir avec les standards actuels des ordinateurs de moyenne gamme, qui rivalisent en processeurs et cartes graphiques pour applications gourmandes (jeux, édition vidéo/photo), en stockage ou en gadgets (lecteurs Blu-Ray, graveurs DVD, reconnaissance tactile...). Ils font également pâle figure aux côtés des ultra-portables classiques (MacBook, Vaio...) qui coûtent cependant quatre fois plus cher.

Mais un netbook n'est pas là pour être performant : ce qui attire le consommateur est la simplicité, et la promesse d'un usage courant et permanent de l'informatique. Les systèmes d'exploitation Linux, qui remplacent souvent Windows sur ces machines pour économiser 100€ à l'acheteur, ont ainsi été adaptés pour des utilisateurs qui ne veulent pas se prendre la tête avec des programmes qu'ils ne maîtrisent pas.

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L'interface Linux Ubuntu du Eee Pc: de grosses icônes, et un menu réduit à "Internet, Travail, Jeux"

Les constructeurs jouent également à fond la carte de l'outil ultime du multimédia, qui permet une connexion permanente à internet. Le succès des netbooks en France est largement du aux offres proposées par les opérateurs Orange, SFR et Bouygues qui proposent des packs netbooks + clé 3G à des prix attractifs, avec un forfait qui utilise le réseau téléphonique pour surfer sur le net.

Les limites

Les netbooks sont cependant loin d'être des machines parfaites. Des problèmes persistent: celui de la taille, tout d'abord, qui rebute plus d'un novice et tous ceux qui ne veulent pas abandonner le confort d'un clavier et d'un écran standard. En outre, la majorité des batteries actuelles ne proposent en moyenne que 2 ou 3 heures de batterie. C'est peu, très peu au regard de l'usage prôné pour ces ordinateurs.

Des défauts que s'acharnent à résoudre les constructeurs, qui promettent pour 2009 des dizaines de modèles incorporant les innovations au service de la mobilité : meilleures batteries, optimisation matérielle et même intégration d'écrans tactiles, à l'image des téléphones mobiles. Bref, on n'a pas fini d'entendre parler des netbooks...

Sites conseillés: Blogeee et Laptopspiritpour des tests, des guides d'achat et de l'actualité sur les netbooks

 

Michaël Szadkowski

 
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