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27/11/2009

Finance internationale : Dubaï affole les bourses européennes

L’annonce de la presque faillite de l’émirat de Dubaï, hier, a semé la panique sur les places boursières du monde entier. Le marché américain aura, peut-être, échappé belle grâce au Thanksgiving. Tandis que les bourses britanniques payent le plus lourd tribut en Europe. Revue de presse par Sami Bruno.


c9fa1e34-daab-11de-9b54-c76061863e00.jpgEt si Dubaï faisait faillite? C'est le titre de Libération de ce vendredi. La faillite de Dubaï met le moral des investisseurs européens en berne. L'émirat, touché de plein fouet par la crise financière après des années de boom, avait annoncé la veille son intention de demander aux créanciers de son conglomérat Dubai World, le plus large et le plus endetté, qui contrôle le géant de l'immobilier Nakheel, de surseoir de six mois au paiement de la dette arrivée à maturité.
La dette totale de Dubaï était estimée à 80 milliards de dollars en 2008, dont 70 milliards de dollars à la charge des compagnies publiques. Dubai World accapare à lui seul 59 milliards de dollars de ce montant.

Selon Crédit Suisse, l’exposition des banques européennes à la dette de Dubaï et des sociétés qui lui sont rattachées est estimée à 13 milliards d’euros. Si Dubaï et ses entités parapubliques venaient à faire défaut sur 50% de leur dette, la facture se monterait à 5 milliards d’euros après impôts pour les banques européennes.Séance douloureuse pour l’indice CAC 40 ce matin. Il a ouvert dans le rouge mais a glissé dans l’équilibre deux heures plus tard. Il a fini ainsi la veille en baisse de 2,86% à 3.607 points.
Les échos font le point sur l'état de la bourse de Londres. Elle était en baisse modeste aujourd’hui en début de séance, les investisseurs semblant reprendre leurs esprits, au lendemain de cette dégringolade provoquée par les craintes d'un défaut de paiement de Dubaï.
Vers 09h55, l'indice Footsie-100 des principales valeurs perdait 18,28 points, soit 0,35% par rapport à la clôture de jeudi à 5.175,85 points. La place financière avait chuté de 3,18% la veille. Les banques, qui avaient chuté jeudi, par crainte de leur exposition au Moyen-Orient, étaient contrastées.

020240010454_web.jpgSelon le Guardian, malgré les attentes financières qui seraient de l’ordre de 0,2 % à 0,4% pour le dernier trimestre 2009, le ministre des finance annoncera une baisse de près de 4,75% dans le budget prévisionnel, ce qui est pire que les 3,5% espérés pour Avril. Le ministre en conclu qu’aujourd’hui « un nouveau tournant » montre que l’économie peut être beaucoup plus dure qu’on ne s’y attendait.

Et au Guardian de conclure par cette interrogation " Vous dites qu’il est vrai que parce que la grande Bretagne a eu un large secteur financier, nous serions parmi les pires concernés au point où le recouvrement sera remis à plus tard. Pourquoi le premier ministre affirmait que la Grande Bretagne conduira le monde à sortir de la récession ?

Voici une vidéo sur le comportement des places asiatiques que nous n'avons pas évoquées:

 

 


Sommet de Copenhague : j -10

4561-5282.main_p.jpg"Nous devons maintenant bien réfléchir à notre stratégie sur le climat et chercher la flexibilité pour éviter d'être isolés à Copenhague". Jairam  Rameshson, ministre indien de l'Environnement a donné ce vendredi la position de l’Inde. L’une des positions attendues des principaux pollueurs de la planète avant le sommet sur le climat du 7 au 18 décembre prochain à Copenhague. L'Inde a toujours refuser de se contraindre à des objectifs obligatoires de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, estimant que cela affecterait sa croissance économique et limiterait ses efforts de lutte contre la pauvreté.

Les divergences entre pays industrialisés et pays en développement, sont encore importantes. Elles apparaissent sur plusieurs points dont voici quelques uns. Le premier, l’objectif de réduction de gaz à effet de serre. L’Union européenne a promis d’ici 2020 de les réduire de 20 à 30% par rapport à 1990. Mais son Parlement lui demande (6) de cesser avec des discours pour s’engager sur des actes concrets. La Chine vise une réduction drastique de ses émissions de CO2, de l'ordre de 45 %" d'ici à 2020 par rapport à 2005. "Mais atteindre ce but imposera la coopération technologique et financière des pays développés", selon la presse officielle chinoise. Obama.jpgLes Etats-Unis annoncent une réduction d'ici 2020 de 17 % de ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 2005. Le problème, ce chiffre représente 3 % par rapport aux objectifs de 1990, donc largement inférieur à ce qu'on peut attendre d'un des plus grands pollueurs au monde. Le Japon tentera de réduire de 25% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2020, par rapport à 1990. Le Brésil s’est engagé sur la réduction de déboisement de l’Amazonie, sans chiffre concret. Le sommet des chefs d'Etats du massif forestier le plus important au monde pour tenter de rapprocher les points de vue a accouché d'une souris. L'Inde qui s'est prononcé aujourd'hui pour une flexibilité n'a pas annoncé des chiffres: " Une flexibilité possible sans prendre d'engagements contraignants sur les réductions d'émissions" , a estimé ce vendredi Jairam Rameshson, ministre de l'Environnement. Les Etats africains, s’estimant victimes et non pollueurs, attendent plutôt des dividendes. L'Afrique détient le deuxième massifForêt du congo.jpg forestier le plus important au monde.

Le second point de divergence est l’argent, ce dernier étant le nerf de la guerre sur le réchauffement climatique. L’Europe n’a pas encore donner la hauteur de sa contribution, même si elle estimait que 100 milliards d’euros par an sont nécessaires. Mais le Parlement européen a adopté (4) une résolution appellant pour un financement annuel de 30 milliards € du climat de l'UE vers les pays en développement. La position américaine demeure à ce jour inconnue. Les Africains, bénéficiaires de cette manne, ont indiqué être flexibles, en prévenant cependant qu'il y avait un seuil minimum à ne pas dépasser.

Le troisième point non moins important, c’est l'architecture juridique de l'accord sur le climat. Le parlement européen propose une architecture par étapes. Selon le parlement européen, les Parties au Protocole de Kyoto pourraient fixer des objectifs des pays industrialisés pour les deuxième période d'engagement à partir de 2013 déjà dans le cadre de l'accord de Copenhague. Cela apporterait une sécurité juridique pour les parties au Protocole et est clairement la solution préférée de la plupart des pays en développement et émergents. Sur ce point, la position des autres acteurs clés n’est pas connue.

L'intérêt à ce sommet est manifeste pour tous les acteurs concernés. Mais l'engagement en faveur des solutions globales n'est pas le même si l'on considère la présence des acteurs pendant le sommet. Les grands dirigeants du monde ont annoncé leur présence: le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le Président américain Obama, les présidents français et brésilien. Contrairement aux autres délégués, le président américain ne sera pas à la fin du sommet, alors que c'est en ce moment-là que d'importantes décisions sont supposées être prises. Ce qui a d'ailleurs poussé Nicolas Sarkozy à le critiquer. Sarkozy et Loula.jpgC’est pour dire que les chances pour un accord à Copenhague en décembre restent utopiques. Même si Président français multiplie les initiatives. D'ici à Copenhague, M. Sarkozy espère rallier les autres grands bassins forestiers de la planète. Il compte recevoir le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono le 14 décembre à Paris et les dirigeants des pays du bassin du Congo le 16 décembre. Selon lui, un cinquième des aides aux pays du sud, décidées à Copenhague, devra être consacré à la forêt.

Eglise catholique et pédophilie : le rapport qui accable

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Le Diocèse de Dublin a passé sous silence des centaines de violences sexuelles

Sept cent pages accablantes. Un rapport d’enquête officiel a été remis jeudi au ministre de la justice irlandais sur l’attitude du diocèse de Dublin face à des centaines d’abus sexuels commis par des prêtres entre 1975 et 2004. Mutisme et cécité, tel a été le credo de l’Eglise catholique irlandaise pendant près de trente ans. Un scandale qui entache une fois de plus l’image de l’Eglise catholique.

"Garder le secret, éviter le scandale, protéger la réputation de l’Église et préserver ses biens". Voilà en substance ce à quoi s’est attelée l’Eglise catholique irlandaise pendant une trentaine d’années. Le rapport remis jeudi au ministre de la justice irlandais met en lumière le mutisme du Diocèse de Dublin face à des centaines de violences sexuelles commises entre 1975 et 2004 sur des enfants. Quatre archevêques sont particulièrement mis en cause pour avoir couverts au total 46 prêtres coupables de 320 abus. La police irlandaise (la Gardai) est quant à elle accusée d’avoir fermé les yeux, estimant que les plaintes déposées à l’époque ne relevaient pas de sa compétence.

Scandales à répétition

L’archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, a présenté ses excuses aux victimes tout comme le gouvernement qui a reconnu les défaillances de l’Etat. Des excuses qui ne parviendront sûrement pas à calmer les esprits tant les scandales s’enchaînent. Un précédent rapport remis en mai 2009 expliquait, en 2600 pages, comment des enfants avaient été abusés pendant près de 60 ans dans les institutions catholiques d’enseignement. Alors interrogé par LaVie, Eamon Maher, chercheur irlandais, expliquait que c’était «sans doute le moment où l'Eglise catholique a  (eu) la pire image de son histoire»

Le tabou qui a longtemps régné sur le sujet a commencé à s’effriter à la fin des années 80. En 1993 s’ouvre aux Etats-Unis le procès retentissant d’Edward Pipala, un prêtre américain accusé d’avoir violé des dizaines de garçons. Il faudra attendre 2002 et Jean-Paul II pour que l’Eglise s’exprime sur le sujet. L’ancien pape convoque à l’époque un sommet extraordinaire avec les cardinaux américains ébranlés par le scandale de l’ancien prêtre de Boston, John Geoghan. Le Canada n’est pas en reste. En 2003, les Amérindiens se constituent partie civile et intentent un procès à l’Etat. Accusé d’avoir indirectement fait subir à des milliers d’enfants des violences sexuelles dans les pensionnats d’assimilation, l’Etat canadien devra verser des réparations.

Voir le reportage de France 24 http://www.france24.com/fr/20091126-irlande-nouveau-rappo...

 
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