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27/11/2009

David contre Goliath

Samedi soir, au Vélodrome, le XV de France s’apprête à affronter pour la 50ème fois de son histoire l’équipe des All Blacks. Si les Bleus ne l'ont emporté qu'à 12 reprises contre les colosses du Pacifique, cette rencontre est aussi pour la nation tricolore l’occasion de se remémorer quelques exploits de son équipe nationale. Retour sur le top ten des plus beaux affrontements de ces deux frères ennemis.

 

1) Le 1er janvier 1906 : Le début de l’Histoire :
L'équipe de France joue le tout premier match officiel de son histoire, dans l'ancien Parc des Princes, face à la Nouvelle-Zélande. En tournée dans les îles britanniques, les All Blacks ont accepté de faire un crochet par Paris. Après avoir joué un dernier match à Swansea le 30 décembre, ils prennent le bateau jusqu'à Boulogne-sur-Mer, puis le train jusqu'à la Gare du Nord. Malgré la fatigue du voyage et déjà trois mois de tournée au cours de laquelle ils ont gagné 31 de leurs 32 matchs, ils s'imposent facilement 38-8 face à la France devant 3 000 spectateurs. Les All Blacks inscrivent dix essais, contre deux pour les Français. « La recette s’est élevée à environ 11 000 francs. Pour un jour de l’An, et par un aussi mauvais temps, ce chiffre constitue un succès. » notait ainsi la dépêche du midi du 2 janvier 1906.

 

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2) 27 février 1954 : première victoire de l’équipe de France
A Colombes, dans le temple du rugby français, le XV de France, qui allait terminer le Tournoi des 5 nations à la première place, signait, face à la Nouvelle-Zélande, un succès inoubliable. Ce 27 février, les Néo-Zélandais, à la formation largement remaniée, partent évidemment largement favoris. Le quotidien sportif « L’Équipe » l’affirme : « L’athlétique pack des All Blacks, animé par le terrible R.A. White, fera peser les plus lourdes menaces sur le XV de France. » Une supériorité sur le papier rapidement remise en cause par une équipe de France exemplaire, à tel point que, dans les dix dernières minutes, les All Blacks s’avouent battus, ayant compris qu’ils ne réussiraient pas à franchir ce que le centre Colin Loader appellera, à l’issue du match, « un réseau de barbelés .

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3) 14 juillet 1979 : La montée vers l’Eden :

Défier les All blacks à Auckland, le jour de la fête nationale, tout un symbole : quatre essais des funambules français pour faire flotter pour la première fois le drapeau tricolore sur l’Eden Park (24-19). Une équipe de France survitaminée à l'image de Jean Pierre Rives, le "casque d'or" du XV, et véritable héros du match.

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4) 15 novembre 1986 : Le test de Nantes :

Au lendemain de la défaite du premier test à Toulouse (7-19), l’entraîneur du XV de France, Jacques Fouroux avait décidé qu’il n’y aurait pas de second échec. Atmosphère de fin de monde voulue par l’entraîneur national : hôtel fermé à la presse et à tous les imposteurs de circonstances, appels téléphoniques suspendus, vin et fromage supprimés à l’occasion de chaque repas, petits déjeuners pris aux aurores et aussitôt interdits aux retardataires au bout d’un petit quart d’heure… Résultat : un combat féroce, deux essais à rien et une victoire nette des français (16-3)

 

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5) 20 juin 1987 : La finale noire :

Nous sommes en finale de la première coupe du monde. Problème : les Blacks aussi. Les hommes en noir sont surpuissants depuis le début de la compétition , et, devant leur public, ils vont donner une leçon aux Bleus. Après une première mi-temps serrée, le résultat final est sans appel : victoire de la Nouvelle Zélande (29-9) qui emporte une coupe du monde largement méritée.

 


6) 3 juillet 1994 : Le plus beau test-match :

Après la coupe du monde, les deux équipes vont se recroiser régulièrement lors de test-matchs. Le 3 juillet 1994, un an avant la coupe du monde, Bleus et Blacks se retrouvent à Auckland pour ce qui restera comme leur plus belle rencontre. Dans les dernières minutes, un long mouvement collectif des Français permet à Jean-Luc Sadourny de marquer ce que les anglais appellent « l'essai du siècle ». Ce coup de maître permet aux Français d'arracher la victoire in extremis (20-23).

 


7) 31 octobre 1999 : Une revanche de légende.

Et revoilà les deux équipes face-à-face en coupe du monde ! Nous sommes en 1999, à Londres, les deux équipes se retrouvent en demi-finale pour une revanche, 12 ans après. En première période, le terrible Jonah Lomu, qui cumule les essais depuis le début de la compétition, maltraite des Bleus nettement dominés. Mais au cours de ce match de légende, le XV de France va surprendre son adversaire. Grâce à la mythique combinaison entre Fabien Galthié et Christophe Dominici, les français vont prendre la tête du match et clouer les All-Blacks sur place (43-31). Malheureusement, en finale, les petits français ne feront pas le poids face aux Australiens.

 

 

8) 20 novembre 2003 : Petite finale sans gloire :

Difficile fin de coupe du monde pour les Bleus à Sydney. Après la défaite contre les Anglais, nos joueurs buttent dans la petite finale sur les Néo-Zélandais. Dans ce match pour la troisième place, Bernard Laporte décide de faire jouer les remplaçants. Physiquement, ils ne résisteront qu'en première mi-temps avant d'être achevés par les Blacks. Le résultat est sans appel : 13-40.

 

 

9) 9 juin 2007 : Défaites en série :

La France se prépare pour SA coupe du monde. Les Bleus se déplacent en Nouvelle-Zélande pour se tester face au favori. Mais Bernard Laporte n'amène pas ses meilleurs joueurs, retenus en France pour le championnat. Les petits nouveaux, et quelques trentenaires, se prennent une première veste le 2 juin. Ils s'inclinent 42-11. Une semaine plus tard, à Wellington, les français encaissent neuf essais et perdent 61-10. Une des plus lourdes défaite de l'histoire du XV de France.

 


10) 6 octobre 2007 : La jubilation :

Exilé au Millenium stadium de Cardiff, le XV de France réitère l'exploit de 1999 et se qualifie pour la demi-finale à l'arraché (18-20). Menés 13-0 puis 13-3 à la mi-temps, les Bleus n’abdiquent pas et inscrivent deux essais en seconde période. Pour la première fois de leur histoire, les All Blacks ne font pas partie du dernier carré d'une coupe du monde.

 

CHABAS Charlotte

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Federer et Del Potro valident leur ticket pour les demi-finales

Défait hier par l’Argentin Martin Del Potro (2-6, 7-6 [5], 3-6), Roger Federer a obtenu sa qualification pour les demi-finales dans la douleur mais termine néanmoins premier de son groupe.

Battu mais qualifié ! Face à un Martin Del Potro très solide, Roger Federer est passé tout près de l'élimination hier à Londres. Finalement défait en trois sets, le parcours du Suisse dans ces Masters a bien failli s’arrêter dès le premier tour.

Solide au service, agressif sur les secondes balles du numéro 1 mondial et impeccable à l'échange, l’Argentin Del Potro a bousculé en permanence le joueur suisse.

Mené 6-2 et 5 points à 4 dans le tie-break du deuxième set, Federer a sauvé sa qualification par « miracle » alors que l'Argentin possédait deux services pour conclure. Federer a profité de deux fautes directes de son adversaire pour revenir à sa hauteur et empocher la deuxième manche.

 



Murray peut nourrir des regrets

Ainsi, le numéro un mondial ne doit sa qualification qu’à un pourcentage de jeu remportés pendant les trois matches de poule supérieur à celui du Britannique Andy Murray.

Le Suisse, l'Argentin et l'Ecossais, à égalité de victoires (deux chacun) et de sets gagnés das le groupe A, ont dû être départagés suivant le nombre de jeux remportés. Federer (44 gagnés contre 40 perdus) est sorti vainqueur devant Del Potro (45-43) et Murray (44-43).

Grâce à sa victoire, Del Potro, cinquième joueur mondial, décroche donc également sa qualification pour les demi-finales. Toujours conquérant et dévastateur en coup droit, "Del Po" a largement mérité sa qualification sur sa prestation de la soirée.

Murray est lui éliminé malgré sa victoire contre l’espagnol Verdasco (6-4, 6-7, 7-6). Trop attentiste lors de ce Masters, le Britannique peut nourrir quelques regrets. Il se voit souffler la demi-finale alors qu’il est le seul à avoir battu Del Potro.



Duel à distance entre Djokovic et Davydenko dans le groupe B

Dans l’autre groupe, une seule place reste à attribuer pour les demi-finales. Vainqueur surprise de Rafael Nadal lors du premier match et leader du groupe, le suédois Robin Soderling est déjà assuré de se qualifier.

La dernière place se jouera entre le serbe Novak Djokovic, troisième joueur mondial et le russe Nikolay Davydenko, septième mondial. Les deux joueurs vont se livrer aujourd’hui un duel à distance. Le premier affronte Nadal, déjà éliminé et le second, Söderling, déjà qualifié.

Sébastien Billard

Les classements et les résulats du Masters:

http://www.lequipe.fr/Tennis/TennisTableauTournoi2179.html




11:32 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tennis, masters, federer

Alain Dolium : le bon coup de com’ de Bayrou

Noir, issu d’un quartier difficile de la banlieue parisienne, penchant plutôt à gauche… Le nouveau candidat du MoDem aux régionales en Ile-De-France répond en tout point aux exigences politiques de l’air du temps. Un peu louche ?

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« Vous êtes candidat pour le MEDEF en Ile de France… » Hier soir, la langue d’Arlette Chabot a fourché sur France2 dans son émission A vous de juger. Fou rire sur le plateau : Christine Boutin est hilare. Le nouveau candidat du MoDem en Ile de France pour les régionales est plutôt gêné mais rectifie de lui même la faute.



Inconnu du grand public, il sait qu’il doit se faire connaître : pour cela, rien de plus efficace qu’une bonne vieille tournée médiatique, chapeautée par son mentor en politique : François Bayrou. Pour le moment sa biographie sur Wikipédia (bible pour chaque internaute, à la recherche d’infos précises) est bien pauvre… Il n’y a pas de soucis à se faire, sa page devrait rapidement fourmiller d’infos, susceptibles d’éclairer de 1000 façons le nouvel animal politique.

Mais qui est t-il, au juste ? Militant MoDem dans le Val de Marne depuis seulement 2 ans, ancien chef d’entreprise, il espère créer la surprise face à Jean Paul Huchon (PS), Valérie Pecresse (UMP) et Cécile Duflot (Verts). Autant dire, une gageure. Difficile de croire à cette thèse : comment un inconnu peut il rafler la place de président d’une des plus grosses régions de France ? Certains répondront par un contre-exemple : Obama. Inconnu des américains, 8 mois avant de travailler dans le bureau ovale, il est aujourd’hui, un des hommes le plus puissant. Comparaison n’est pas raison.

D’ailleurs, le plan com’ de François Bayrou est bien ficelé : depuis plus d’une semaine, toute la presse titre sur « l’Obama à la Française » Une belle campagne de com’, servie par une couverture médiatique exemplaire, comme le note Laurent de Boissieu, journaliste politique à La Croix sur son blog. C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures recettes : Comment attirer l’attention des gens sur un inconnu ? Tout simplement en faisant appel à un symbole populaire, connu de tous (Obama) et surtout en surfant sur l’air du temps (diversité, valorisation du civil dans le monde politique…)

François Bayrou, invité de la matinale de France Inter cette semaine, justifie le choix de Dolium, mieux il le vend tel un bon produit : « il peut combler le gouffre qui existe entre les citoyens et le pouvoir » Difficile de douter, a priori, de ses compétences politiques. Tout de même son profil est « chargé » donc signifiant : noir, d’origine antillaise, a vécu quelques années en Guadeloupe. Non issu des rangs de l’ancienne UDF (plutôt au centre-droit), il penche plutôt à gauche (il a révélé à Jean Michel Apathie sur RTL qu’il avait voté Jospin en 2002 et Royal en 2007) Il assure qu’il connaît le problème des quartiers difficiles puisqu’il y a vécu… Rien que cela.



S’il n’était pas humain, on pourrait croire à un pur produit de l’industrie politique, une marque déclinable à l’infini… Ne connaissant que très peu les arcanes du pouvoir, François Bayrou estime qu’il pourra insuffler un air nouveau. Le ratage de l’intégration politique de Véronique Vasseur, ou encore de Bernard Laporte au gouvernement démontre que le monde politique accueille a bras ouverts les « extérieurs »… Seul problème, les greffes généralement, ne tiennent pas dans la durée. Alain Dolium pourrait peut-être faire mentir cet adage.

Thibaut Mougin

11:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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