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27/11/2009

Sauvons le soldat Raymond !

Soutien majeur de Domenech lors de la nomination de celui-ci en 2004 à la tête de l’équipe de France, Aimé Jacquet vient de prendre ses distances avec le sélectionneur. Plus seul que jamais, Domenech a besoin d’amour.

Hué, critiqué, vilipendé, jeté en pâture dans les médias, Raymond Domenech est sans doute à l’heure actuelle l’homme le plus haïe de France. Dans un sondage publié dans Le Figaro en septembre, 70% des personnes interrogées le jugent "responsable" des mauvais résultats des Bleus. Les sifflets qui ont accompagné sa dernière sortie lors du tournoi de tennis de Paris Bercy le démontre.



Un déferlement de haine inédit. Inacceptable. Heureusement, face aux sifflets, Raymond a fait étalage de toute son intelligence et de sa classe. Il est resté digne et n'a pas hésité à flinguer à tout va sans concession.

"Ce sont les instincts les plus bas qui font fonctionner la foule. Les gens sont transformés dans l’enceinte du stade (...). Siffler est un principal national, un con se met à crier et les autres font pareil sans savoir pourquoi".

Audacieux pour les uns, incompétent pour les autres

Atypique, voilà ce qui caratèrise le mieux notre Raymond. "L’homme aux sourcils" a cherché, dès sa nomination en 2004, à se différencier de ses prédecessurs. Il a inculqué à l’équipe de France un souffle d’air frais sélectionnant tour à tour de jeunes joueurs prometteurs tels que Benoit Pedretti, Rio Mavuba ou encore Camel Meriem. De l’audace pour les uns, de l’incompétence pour les autres.

Reste un style. Indéniable. Unique. Piquant en conférence de presse, "Ray-Ray" est doté d’un sens de la bonne formule et, à défaut de déstabiliser ses adversaires, il met en difficulté ses interlocuteurs.

Défenseur rugueux sur le terrain lorsqu'il était joueur, Raymond se montre fidèle à ses principes. Un homme droit, dur sur l'homme, qui laisse le politiquement correct aux vestiaires. Les médias et le monde du foot sont ses cibles favorites. Raymond dégaine et vise souvent juste.

 


L'homme le plus intelligent du foot français

Artiste incompris, amateur de théâtre perdu dans un milieu qu'il ne comprend pas et qu'il n'aime pas, Raymond se joue de tout. Jamais aussi fort que lorsqu'il est acculé.

Bien avant Jacquet déjà, il avait fait face à certains anciens joueurs de France 98 (Lizarazu, Dugarry). "Seul contre tous" est sa devise. Seul contre tous, il encaisse les coups et se relève. Toujours. Desormais laché par son père spirituel, Raymond a en quelque sorte tué le père. Il va pouvoir desormais donner la plein mesure de tout son talent.

Avec la qualification des Bleus, Raymond Domenech pensait avoir réalisé sa meilleure représentation. Les critiques d’Aimé Jacquet, seulement une semaine après le match contre l’Irlande, sont venues le remettre en scène. Plus que jamais, Raymond a besoin d’amour. Plus que jamais, Raymond a besoin de vous, de nous.

Sébastien Billard


Pour le soutenir

http://www.facebook.com/group.php?v=wall&gid=25560203259

http://www.dailymotion.com/video/xaewp6_raymond-domenech-super-entraineur_fun

http://www.unsmspourdomenech.fr/

Petit Florilège de blessures à la con

Il y a des moments de fierté, de joie, d’exaltation dans le sport, mais aussi des instants de grande solitude… Lorsqu’on se blesse bêtement, parce qu’on a voulu faire son malin, ou qu’on fait ce qu’il ne fallait pas faire, on se sent tellement c….! Et ce n’est pas Brian Joubert, notre patineur national qui va nous contredire : lors d'un entraînement mercredi 25 novembre, la star de la glace s'est coupé le pied en cognant son patin droit de son pied gauche. La lame est entrée dans l'os. A un an des Jeux Olympiques de Vancouver, c'est pas l'pied!

 

La folle cheville d'Anita Wlodarczyk

Dans la famille, «j’aurais peut-être pas dû faire le malin», je demande Anita Wlodarczyk, en 2008, au Mondial d'athlétisme de Berlin, la Polonaise saute de joie lorsqu’elle apprend qu’elle vient de battre le record du monde du lancer de marteau. Elle n’aurait peut-être pas dû: elle se tord la cheville en direct !

 


 

Le poteau pas si pote d'Henry

Thierry Henry est aussi de ceux qui ne cachent pas leur joie. Lors d'un match contre Chelsea, l'attaquant d'Arsenal marque un but ce 6 mai 2000. Il se précipite ver le poteau de corner qui lui revient en pleine face, et cogne son oeil. Le joueur doit se faire soigner sur le bord du terrain pendant que le jeu reprend. C'est le revers de la médaille...

Sergio la glisse

En avril 2009, Sergio Garcia voulait célébrer ce superbe but contre Numancia. C'est naturel. Ce qui l'est moins c'est de glisser sur les genoux. Une mauvaise habitude qu'ont pris les footballeurs pour fêter leurs exploits. Tous les médecins vous le diront, il vaut mieux éviter, sinon  vous risquez de vous faire une méchante entorse du genou et d'être absent du terrain pendant quelques semaines comme le buteur du Betis Séville...

Gare aux javelots de Tero Pitkamaki

Un autre qui doit s'en mordre les doigts, c'est l'athlète finlandais Tero Pitkamaki. Lors du meeting d'athlètisme de la Gloden League de Rome, il a lancé son javelot qui a dévié, mais alors très légèrement, jusqu'à percer le dos du français Salim Sdiri, champion de France du saut en longueur. Celui rangeait tranquillement ses affaires. Y'a pas que la vérité qui blesse, les javelots aussi.

 



Le chasse-neige coupe-chique de Marconnet

Dans la tradition des repentis qui se demandent encore pourquoi ils l'ont fait, mais pourquoi ils ont fait ça, voici Sylvain Marconnet. En mars 2007, pour "faire plaisir à sa fille", le pilier du Stade Français, descend en chasse-neige une piste de ski. Résultat : double fracture tibia-péroné, et pas de Coupe du Monde qui se tenait dans l'Hexagone cette année-là !

 

Parfum assassin de Canizares

Dans la famille «j’avais qu’à pas», voici Santiago Canizares, dit Santi. Oui, il l’a bien senti, Santi! Le gardien de Valence ne se déplace jamais quelques gouttes de parfum. En 2002, peu avant la Coupe du monde, la précieuse bouteille aux senteurs folles lui échappe et vient lui trancher le tendon. Pas de chance, il faut déclarer forfait pour le mondial… Heureusement sa carrière ne s'est pas arrêtée là-dessus (video).

Bricolage maison pour Coupet

Et  ceux "qui voulaient juste" comme Grégory Coupet qui a juste voulu monter une étagère. Le gardien de l'équipe de France laisse tomber une planche sur la main: sept points de suture. Pour un gardien, il n'a pas trop la main, pourtant il sait se servir de ses dix doigts pour arrêter des balles (video)

 

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Yannick y'a le feu !

Et Yannick Noah qui en 1989 voulait juste faire un barbecue...quelques malheureuses grillades.... Quatre semaines d'arrêt pour brûlure.

 

 

Douche froide pour Fernandez

Jérôme Fernandez aussi était rouge de colère en 2000, tout comme sa peau, brûlée au troisième degré en prenant sa douche. Beaucoup n'y ont pas cru: pas d'Euro pour le handballeur français, mais une greffe. Depuis il a repris du poil de la peau (video).

Ronaldo a de la bouteille

Ouh qu'il était fâché Ronaldo ce 20 février 2007! Lors des huitièmes de finale de la Ligue des champions, le Portugais est sorti par son entraîneur à la 67ème minute de jeu. Il balance un coup de pied à une bouteille d'eau qui n'avait pas être là! Manque de pot, elle était pleine. Fin du match pour le joueur et pose d'attelle jusqu'au lendemain matin.

 

Un sac d'os pour Venus

Et ceux qui  se disent que "de toutes façons" pour ne pas être trop frustrés, telle Venus Williams lors du tournoi de Rome en 2002 à cause d'un bête sac de sport. La joueuse a voulu soulever son sac de raquettes quelques minutes avant d'entrer sur le court. Mais elle se blesse au poignet et doit déclarer forfait pour son match contre Anna Kournikova. De toutes façons, la Russe aurait perdu, laissons-lui ce plaisir, se dit Venus, pour ne pas avoir une boule trop grosse dans la gorge? Elle l'avait bien battu trois ans avant (video).

'Tention la perche Galfione

De toutes façons, ça passait, se dit Jean Galfione. Oui, ça passait, mais lui est passé près d'un accident qui aurait pu mettre en question sa virilité. Lors d'un saut en 2008, la perche de l'athlète a glissé et a frôlé ses parties sensibles (video). Ca passe ou ça castre.

Dangereux scrabble pour Letizi

Qui a dit que les footballeurs n'étaient pas des intellectuels? En voilà un qui aurait mieux fait de ne pas l'être: Lionel Letizi joue au scrabble en 2002 avec ses équipiers du PSG Laurent Leroy et Jérôme Alonzo. Lorsqu'une pièce tombe par terre, l'actuel gardien niçois n'écoute que son coeur mais pas son dos... qui craque. Lombalgie aigüe et deux matchs de repos.

Nos amis les sportifs n'ont qu'à bien se tenir...

Pour voir d'autres blessures ridicules des footeux, cliquer ici, et des blessures de sportifs toutes catégories iciici ou .

Marie Giffard

12:09 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

David contre Goliath

Samedi soir, au Vélodrome, le XV de France s’apprête à affronter pour la 50ème fois de son histoire l’équipe des All Blacks. Si les Bleus ne l'ont emporté qu'à 12 reprises contre les colosses du Pacifique, cette rencontre est aussi pour la nation tricolore l’occasion de se remémorer quelques exploits de son équipe nationale. Retour sur le top ten des plus beaux affrontements de ces deux frères ennemis.

 

1) Le 1er janvier 1906 : Le début de l’Histoire :
L'équipe de France joue le tout premier match officiel de son histoire, dans l'ancien Parc des Princes, face à la Nouvelle-Zélande. En tournée dans les îles britanniques, les All Blacks ont accepté de faire un crochet par Paris. Après avoir joué un dernier match à Swansea le 30 décembre, ils prennent le bateau jusqu'à Boulogne-sur-Mer, puis le train jusqu'à la Gare du Nord. Malgré la fatigue du voyage et déjà trois mois de tournée au cours de laquelle ils ont gagné 31 de leurs 32 matchs, ils s'imposent facilement 38-8 face à la France devant 3 000 spectateurs. Les All Blacks inscrivent dix essais, contre deux pour les Français. « La recette s’est élevée à environ 11 000 francs. Pour un jour de l’An, et par un aussi mauvais temps, ce chiffre constitue un succès. » notait ainsi la dépêche du midi du 2 janvier 1906.

 

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2) 27 février 1954 : première victoire de l’équipe de France
A Colombes, dans le temple du rugby français, le XV de France, qui allait terminer le Tournoi des 5 nations à la première place, signait, face à la Nouvelle-Zélande, un succès inoubliable. Ce 27 février, les Néo-Zélandais, à la formation largement remaniée, partent évidemment largement favoris. Le quotidien sportif « L’Équipe » l’affirme : « L’athlétique pack des All Blacks, animé par le terrible R.A. White, fera peser les plus lourdes menaces sur le XV de France. » Une supériorité sur le papier rapidement remise en cause par une équipe de France exemplaire, à tel point que, dans les dix dernières minutes, les All Blacks s’avouent battus, ayant compris qu’ils ne réussiraient pas à franchir ce que le centre Colin Loader appellera, à l’issue du match, « un réseau de barbelés .

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3) 14 juillet 1979 : La montée vers l’Eden :

Défier les All blacks à Auckland, le jour de la fête nationale, tout un symbole : quatre essais des funambules français pour faire flotter pour la première fois le drapeau tricolore sur l’Eden Park (24-19). Une équipe de France survitaminée à l'image de Jean Pierre Rives, le "casque d'or" du XV, et véritable héros du match.

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4) 15 novembre 1986 : Le test de Nantes :

Au lendemain de la défaite du premier test à Toulouse (7-19), l’entraîneur du XV de France, Jacques Fouroux avait décidé qu’il n’y aurait pas de second échec. Atmosphère de fin de monde voulue par l’entraîneur national : hôtel fermé à la presse et à tous les imposteurs de circonstances, appels téléphoniques suspendus, vin et fromage supprimés à l’occasion de chaque repas, petits déjeuners pris aux aurores et aussitôt interdits aux retardataires au bout d’un petit quart d’heure… Résultat : un combat féroce, deux essais à rien et une victoire nette des français (16-3)

 

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5) 20 juin 1987 : La finale noire :

Nous sommes en finale de la première coupe du monde. Problème : les Blacks aussi. Les hommes en noir sont surpuissants depuis le début de la compétition , et, devant leur public, ils vont donner une leçon aux Bleus. Après une première mi-temps serrée, le résultat final est sans appel : victoire de la Nouvelle Zélande (29-9) qui emporte une coupe du monde largement méritée.

 


6) 3 juillet 1994 : Le plus beau test-match :

Après la coupe du monde, les deux équipes vont se recroiser régulièrement lors de test-matchs. Le 3 juillet 1994, un an avant la coupe du monde, Bleus et Blacks se retrouvent à Auckland pour ce qui restera comme leur plus belle rencontre. Dans les dernières minutes, un long mouvement collectif des Français permet à Jean-Luc Sadourny de marquer ce que les anglais appellent « l'essai du siècle ». Ce coup de maître permet aux Français d'arracher la victoire in extremis (20-23).

 


7) 31 octobre 1999 : Une revanche de légende.

Et revoilà les deux équipes face-à-face en coupe du monde ! Nous sommes en 1999, à Londres, les deux équipes se retrouvent en demi-finale pour une revanche, 12 ans après. En première période, le terrible Jonah Lomu, qui cumule les essais depuis le début de la compétition, maltraite des Bleus nettement dominés. Mais au cours de ce match de légende, le XV de France va surprendre son adversaire. Grâce à la mythique combinaison entre Fabien Galthié et Christophe Dominici, les français vont prendre la tête du match et clouer les All-Blacks sur place (43-31). Malheureusement, en finale, les petits français ne feront pas le poids face aux Australiens.

 

 

8) 20 novembre 2003 : Petite finale sans gloire :

Difficile fin de coupe du monde pour les Bleus à Sydney. Après la défaite contre les Anglais, nos joueurs buttent dans la petite finale sur les Néo-Zélandais. Dans ce match pour la troisième place, Bernard Laporte décide de faire jouer les remplaçants. Physiquement, ils ne résisteront qu'en première mi-temps avant d'être achevés par les Blacks. Le résultat est sans appel : 13-40.

 

 

9) 9 juin 2007 : Défaites en série :

La France se prépare pour SA coupe du monde. Les Bleus se déplacent en Nouvelle-Zélande pour se tester face au favori. Mais Bernard Laporte n'amène pas ses meilleurs joueurs, retenus en France pour le championnat. Les petits nouveaux, et quelques trentenaires, se prennent une première veste le 2 juin. Ils s'inclinent 42-11. Une semaine plus tard, à Wellington, les français encaissent neuf essais et perdent 61-10. Une des plus lourdes défaite de l'histoire du XV de France.

 


10) 6 octobre 2007 : La jubilation :

Exilé au Millenium stadium de Cardiff, le XV de France réitère l'exploit de 1999 et se qualifie pour la demi-finale à l'arraché (18-20). Menés 13-0 puis 13-3 à la mi-temps, les Bleus n’abdiquent pas et inscrivent deux essais en seconde période. Pour la première fois de leur histoire, les All Blacks ne font pas partie du dernier carré d'une coupe du monde.

 

CHABAS Charlotte

11:35 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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