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27/11/2009

Changement climatique: Sarkozy speaks Commonwealth maintenant

Jeudi il était au Brésil pour parler d’un « accord sur le climat » avant de continuer le lendemain  à Trinidad et Tobago pour la même mission au sein du Commonwealth.  Mais qu’est ce qui fait tant courir Sarko ?                                                    Par Sami Bruno

L’homme est devenu Omnimondial depuis que Barack Obama est arrivé au pouvoir aux Etats Unis. Tant que c’était Georges Bush, Sarkozy ne se cassait pas la tête. De toute manière Bush s’est auto discrédité par ses guerres en Afghanistan et en Irak.  

En revanche l’espoir qu’a suscité l’élection de Barack Obama, le rêve drainé par le hissement d’un noir au sommet du plus puissant Etat du monde fait un grand jaloux. Au moins bien déclaré : Sarkozy ne comprend plus rien dans cette histoire. « C’est Barack qui a perdu deux élections partielles dans son pays en l’espace d’un an de mandat. Mais c’est lui que l’opinion publique internationale aime le plus » . Et au chef français de dialoguer avec son ego: «  qu’est ce qui est mieux : faut-il être aimé par le monde entier et  désapprouvé à l’intérieur par son électorat. Eh bien, moi j’ai fait mieux. A mi-mandat, j’ai déjà gagné et les municipales et les européennes. » Voilà une guerre de l’image déclarée de façon unilatérale par Sarkozy.
… A deux mois du rassemblement mondial au chevet du climat, Sarkozy  avait envoyé Jean Louis Borloo, son ministre de l’Environnement en son nom propre et au nom de la République, prêcher la parole de la France aux Africains regroupés à Ouagadougou. Et la coalition s’est formée autour de l’ « Identité climatique ». Parce que la  France défend les droits de tous les hommes. Surtout ceux des pauvres comme les habitants des 53 pays d’Afrique. Vos problèmes sont nos problèmes. …
Objectif bien sûr : sauver le sommet de Copenhague qui s'ouvre dans tout juste dix jours et qui risque bien, faute d'engagements précis, de se solder par un « compromis au rabais ». « C'est hors de question », clame Sarkozy chez Lula, le Brésilien. Et au Français de dénoncer tout le manque d'engagement de la Chine et des Etats-Unis, les deux plus gros pollueurs du monde, et la nécessité impérieuse « d'agir pour sauver l'humanité et la planète ».
En chef de la Francophonie, Nicolas Sarkozy va plaider avec ferveur la cause du climat ce vendredi devant 53 autres pays, ceux du Commonwealth, au cours de la réunion plénière de l’Assemblée. Il espère continuer à faire bouger les lignes lors des entretiens qu’il aura en tête à tête dans la matinée en bilatérale avec le Premier ministre indien Manmohan Singh, puis avec le président sud-africain Jacob Zuma. Nicolas Sarkozy ne désespère pas de rallier les dirigeants de ces deux grands pays émergents à la cause climatique. Tout comme il prétendrait avoir sauver l’économie mondiale lors des sommets du G8 à Londres et à Pittsburgh.

Sommet de Copenhague : j -10

4561-5282.main_p.jpg"Nous devons maintenant bien réfléchir à notre stratégie sur le climat et chercher la flexibilité pour éviter d'être isolés à Copenhague". Jairam  Rameshson, ministre indien de l'Environnement a donné ce vendredi la position de l’Inde. L’une des positions attendues des principaux pollueurs de la planète avant le sommet sur le climat du 7 au 18 décembre prochain à Copenhague. L'Inde a toujours refuser de se contraindre à des objectifs obligatoires de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, estimant que cela affecterait sa croissance économique et limiterait ses efforts de lutte contre la pauvreté.

Les divergences entre pays industrialisés et pays en développement, sont encore importantes. Elles apparaissent sur plusieurs points dont voici quelques uns. Le premier, l’objectif de réduction de gaz à effet de serre. L’Union européenne a promis d’ici 2020 de les réduire de 20 à 30% par rapport à 1990. Mais son Parlement lui demande (6) de cesser avec des discours pour s’engager sur des actes concrets. La Chine vise une réduction drastique de ses émissions de CO2, de l'ordre de 45 %" d'ici à 2020 par rapport à 2005. "Mais atteindre ce but imposera la coopération technologique et financière des pays développés", selon la presse officielle chinoise. Obama.jpgLes Etats-Unis annoncent une réduction d'ici 2020 de 17 % de ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 2005. Le problème, ce chiffre représente 3 % par rapport aux objectifs de 1990, donc largement inférieur à ce qu'on peut attendre d'un des plus grands pollueurs au monde. Le Japon tentera de réduire de 25% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2020, par rapport à 1990. Le Brésil s’est engagé sur la réduction de déboisement de l’Amazonie, sans chiffre concret. Le sommet des chefs d'Etats du massif forestier le plus important au monde pour tenter de rapprocher les points de vue a accouché d'une souris. L'Inde qui s'est prononcé aujourd'hui pour une flexibilité n'a pas annoncé des chiffres: " Une flexibilité possible sans prendre d'engagements contraignants sur les réductions d'émissions" , a estimé ce vendredi Jairam Rameshson, ministre de l'Environnement. Les Etats africains, s’estimant victimes et non pollueurs, attendent plutôt des dividendes. L'Afrique détient le deuxième massifForêt du congo.jpg forestier le plus important au monde.

Le second point de divergence est l’argent, ce dernier étant le nerf de la guerre sur le réchauffement climatique. L’Europe n’a pas encore donner la hauteur de sa contribution, même si elle estimait que 100 milliards d’euros par an sont nécessaires. Mais le Parlement européen a adopté (4) une résolution appellant pour un financement annuel de 30 milliards € du climat de l'UE vers les pays en développement. La position américaine demeure à ce jour inconnue. Les Africains, bénéficiaires de cette manne, ont indiqué être flexibles, en prévenant cependant qu'il y avait un seuil minimum à ne pas dépasser.

Le troisième point non moins important, c’est l'architecture juridique de l'accord sur le climat. Le parlement européen propose une architecture par étapes. Selon le parlement européen, les Parties au Protocole de Kyoto pourraient fixer des objectifs des pays industrialisés pour les deuxième période d'engagement à partir de 2013 déjà dans le cadre de l'accord de Copenhague. Cela apporterait une sécurité juridique pour les parties au Protocole et est clairement la solution préférée de la plupart des pays en développement et émergents. Sur ce point, la position des autres acteurs clés n’est pas connue.

L'intérêt à ce sommet est manifeste pour tous les acteurs concernés. Mais l'engagement en faveur des solutions globales n'est pas le même si l'on considère la présence des acteurs pendant le sommet. Les grands dirigeants du monde ont annoncé leur présence: le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le Président américain Obama, les présidents français et brésilien. Contrairement aux autres délégués, le président américain ne sera pas à la fin du sommet, alors que c'est en ce moment-là que d'importantes décisions sont supposées être prises. Ce qui a d'ailleurs poussé Nicolas Sarkozy à le critiquer. Sarkozy et Loula.jpgC’est pour dire que les chances pour un accord à Copenhague en décembre restent utopiques. Même si Président français multiplie les initiatives. D'ici à Copenhague, M. Sarkozy espère rallier les autres grands bassins forestiers de la planète. Il compte recevoir le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono le 14 décembre à Paris et les dirigeants des pays du bassin du Congo le 16 décembre. Selon lui, un cinquième des aides aux pays du sud, décidées à Copenhague, devra être consacré à la forêt.

 
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