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24/03/2009

Le défi d'Internet Explorer 8

dieie.jpgMicrosoft a lancé jeudi dernier la nouvelle version de son navigateur internet phare, Internet Explorer 8 (IE8). Le défi est de taille pour la firme de Richmond. IE ne cesse de perdre des parts de visite, au profit de navigateurs alternatifs comme Firefox : 67% de part pour IE (à comparer aux 75% de janvier 2008), contre 22% pour Firefox. Microsoft possède pourtant un atout de taille. Internet Explorer est automatiquement intégré à Windows, et ne peut être désinstallé. Une situation qui a fait tiquer la Commission Européenne pour entrave à la concurrence. Résultat, Microsoft promet que IE8 pourra être supprimé de sa nouvelle version de Windows, Windows 7.

On ne peut pas dire qu'Internet Explorer soit en odeur de sainteté chez les internautes. Lenteur, bugs, plantages du navigateur sont monnaie courante, et ont forcé nombre d'utilisateurs de migrer sur Firefox, Opera, ou le petit dernier Chrome, et de plaisanter sur les "performances" du navigateur de Microsoft. Sans parler de la haine des développeurs web pour IE.

Microsoft promet de corriger tout ça avec IE8 : plus rapide, plus sûr, compatible avec les nouveaux formats web (tous les détails ici).

Mais pour le moment, ce n'est pas la franche ruée vers le téléchargement de la nouvelle version. Vingt-quatre heures après son lancement, le navigateur de Microsoft détenait une part de visites de 1,6% selon StatCounter et Net Applications. Selon ce dernier, cette part atteint aujourd'hui 1,75%. Un chiffre très faible, qui s'explique néanmoins facilement. Contraire à Firefox, où l'utilisateur est averti par un pop up qu'une nouvelle version est disponible au téléchargement, ici, rien de tout ça. Pas d'alerte, pas de mail, pas de pop up. Mettre à jour son navigateur est donc un acte volontaire. IE8 ne sera intégré à Windows Update et aux mises à jour automatiques, que le ... 27 avril en France. D'ici là, son audience sera confidentielle. Pendant ce temps, Mozilla peaufine sa version 3.5 de Firefox, tandis que Google planche sur la beta de Chrome 2. IE8 devra présenter de sérieux atouts s'il ne souhaite pas se faire une nouvelle fois grignoter des parts de visites par ces nouveaux navigateurs, beaucoup plus innovants.

Chloé Woitier

Télécharger Internet Explorer 8

Télécharger Firefox 3

Télécharger Opera 9.6 (Mac)

Télécharger Chrome

Les geeks du Nord s'associent

craqmpe.jpg

Amis geeks du Nord, vous n'êtes plus seuls. Depuis 2005, l'association La Crampe aux Doigts, dite aussi "association jeu vidéo, geek et otaku du Nord Pas de Calais", regroupe les joueurs de la région, organise des évènements à la Fnac ou au Furet du Nord, et promeut la culture vidéoludique au sein du grand public. Rencontre avec Yacine Tahari, à l'origine de l'association.

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Contre une adhésion annuelle de 20 euros, la Crampe aux doigts propose de nombreux avantages
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Le public de l'association est divers, même si la base des adhérents a le profil type du joueur de jeu vidéo
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*cosplay : se déguiser comme un personnage de jeu vidéo ou de dessin animé. Des concours sont régulièrement organisés.

Ce qui n'empêche pas la Crampe aux Doigts de chercher à attirer le grand public et lui faire découvrir les jeux vidéo.
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L'association aide également des magasins comme la Fnac ou des municipalités, à organiser des évènements jeux vidéo, comme récemment la journée Street Fighter 4 au Furet du Nord. Car ce média est encore peu connu des organisateurs, qui s'en réfèrent aux associations.
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Prochain évènement de la Crampe aux Doigts : une soirée spéciale gore et horreur, le 28 mars, pour fêter la sortie du jeu Resident Evil 5. Avant goût.
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Si l'horreur n'est pas votre tasse de thé, vous pourrez retrouver l'association le 4 avril prochain au Furet du Nord pour une journée spéciale Sega, l'inventeur légendaire de la Megadrive.

Chloé Woitier

Site web de l'association

12:26 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2009

Hadopi peine à s'exporter

Le débat sur la loi Hadopi agite la toile française. Ce texte prévoit l’adoption de la riposte graduée : lorsqu’un internaute se fait prendre en train de télécharger illégalement, il se verra avertir deux fois, avant de voir son abonnement internet lui être coupé s’il récidive. D’autres pays songent ou ont songé à adopter une législation similaire, dans le but de lutter contre le piratage des œuvres culturelles. Et bien souvent, l’échec est au rendez-vous. Petit tour d’horizon des lois et de la mobilisation des internautes.

Ils légifèrent

drapeau_suedois.jpgSuède
Le Parlement suédois a voté un texte qui vient durcir la législation contre le piratage sur Internet. La loi stipule que tout ayant-droit soupçonnant un internaute de l’avoir piraté pourra obtenir du tribunal son adresse IP via le fournisseur d’accès -FAI- (jusqu’ici, seuls la police ou un procureur pouvaient faire une telle demande). Le pirate, s’il est reconnu coupable, pourra recevoir une simple lettre d’avertissement ou écoper d’une amende. La coupure d’accès à Internet n’est pas prévue.
Les internautes et les citoyens suédois sont contre cette loi, et s’organisent autour du mouvement Stoppa IPRED.

Ils font demi-tour

australie.jpgAustralie
Le Ministre des Communications et de l’Economie numérique, Stephen Conroy, souhaite obliger les FAI à bloquer un certain nombre de sites placés dans une liste noire. Cette liste, gardée secrète, sera établie par une autorité gouvernementale, l’ACMA (Australian Communications and Media Authorities). Deux types de filtrages sont prévus. L’un à l’égard des enfants, sorte de contrôle parental qui pourra être déverrouillé par un adulte, et un filtrage qui s’appliquera pour tous les internautes australiens envers les sites «déviants». Quels seront-ils ? La question est grande ouverte. Stephen Conroy évoque les sites pédophiles, mais aussi «d’autres contenus indésirables».
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Les associations (notamment No Clean Feed) craignent une censure du net et dénoncent un projet liberticide. Les internautes ont manifesté en masse le 13 décembre dernier sous le mot d’ordre « Save the Internet »

Les FAI dénoncent eux aussi un projet irréaliste techniquement et économiquement. Selon les premiers tests, la vitesse de connexion serait ralentie d’en moyenne 30% (et jusqu’à 87%), tandis que des dizaines de milliers de pages seraient bloquées par erreur. Seuls six fournisseurs d’accès mineurs ont accepté de participer à une phase de test.
Face à cette opposition et aux nombreuses lacunes techniques du projet, ce dernier est sans cesse repoussé.

uk.jpgRoyaume Uni
Alors que le pays était bien parti pour adopter la riposte graduée, il a soudainement fait volte face. Le gouvernement britannique a annoncé qu’il était hors de question de couper l’accès à Internet aux abonnés qui téléchargent illégalement. "Nous ne pouvons pas avoir un système dans lequel on parle d'arrêter des adolescents dans leur chambre à coucher", a en effet tranché le ministre britannique en charge de la propriété intellectuelle, David Lammy (photo ci-contre), dans un entretien accordé au Times.
Ce qui n’empêche pas le Royaume Uni de disposer d’un système de filtrage des sites indésirables. Ce travail est fait par l’Internet Watch Foundation (IWF), qui est chargé de surveiller et de rapporter les contenus en ligne illégaux (principalement la pédophilie).
Ce système a engendré une belle panique en décembre dernier. La IWF avait signalé une page Wikipédia publiant la photo de l’album de Scorpions, Virgin Killer, mettant en scène une (très) jeune fille nue. Aussitôt la page a été interdite. Problème, cela a empêché tous les internautes anglais de mettre en ligne ou de corriger du contenu sur Wikipedia (explications ici). Le même problème a eu lieu au Qatar quelques mois plus tôt.

nzeland.pngNouvelle Zélande
La figure de proue de la riposte graduée a été contrainte de faire machine arrière face aux protestations des internautes. La «section 92a» prévoyait de couper l’accès au réseau aux internautes étant reconnus coupables de piratage. Très vite, les internautes et les associations se sont organisés pour manifester leur mécontentement. Manifestations dans tout le pays, pétition (18 000 signataires), et surtout, un «black out» du web neo-zélandais.

Le premier ministre John Key a annoncé le 23 février dernier que la section 92a était suspendue. Il donne jusqu’au 27 mars aux industries culturelles et aux industries des télécoms pour se mettre d’accord sur un code de bonnes pratiques afin d’éviter toute dérive. Celui proposé par les fournisseurs d’accès, très restrictif, ne plaît pas aux industries culturelles … En cas de non-accord, la section 92a sera purement et simplement abandonnée.

Ils sont contre

allemagne.gifAllemagne
« Je ne crois pas qu’Olivennes soit un modèle pour l’Allemagne, voire pour toute l’Europe ». La ministre fédérale de la justice, Brigitte Zypries, ne mâche pas ses mots face à la riposte graduée à la française. Selon elle, ce système va à l’encontre des dispositions locales de protection des données et au secret des télécommunications. «Je pense que le blocage de l’accès à Internet est une sanction tout à fait inacceptable. Elle serait, constitutionnellement et politiquement, très difficile», a déclaré Brigitte Zypries.

norvege.jpgNorvège
Le ministre de l’Education et de la Recherche norvégien, Bard Vegar Solhjell, est en faveur de la légalisation du peer to peer, et la mise en place d’un système de licence globale.

Sur son blog, le ministre rappelle que "tous les progrès technologiques ont engendré des craintes sur la survie de l'ancien format. Mais la télévision n'a pas tué la radio, le Web n'a pas tué le livre, et le téléchargement ne va pas tuer la musique". "Au contraire", assure-t-il, "le Web est génial pour la diffusion de la musique et des autres arts. Les artistes peuvent plus facilement faire connaître leurs oeuvres, et vous pouvez accéder à toute la musique du monde quand vous le souhaitez. C'est fantastique !".

Chloé Woitier

 
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